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Fabrice Bianco fait partie de ces Identitaires*, un mouvement qui a su trouver des moyens originaux pour défendre l’identité des Français et des peuples européens avec des résultats effectifs. Monde & Vie l’a rencontré.En 2003, « Sniper », groupe de rap anti Français et anti Blancs, caracole en tête des ventes. Les Jeunesses Identitaires naissantes décident de ne pas laisser faire. Elles inaugurent une méthode inédite dans nos milieux : les « opérations d’information et de responsabilisation » en utilisant des armes à la portée de tous : le téléphone, le fax, le courriel. Résultat : une tournée annulée, des ventes qui dégringolent, Nadine Morano interpellant à l’Assemblée le ministre de l’Intérieur de l’époque – un certain Sarkozy – sur la teneur des textes de rap. Et puis un nom dont on n’a pas fini d’entendre parler : les Identitaires. La même méthode a été utilisée contre Romain Binazon, porte-parole des clandestins… qui a fini par rentrer au pays ; contre Cesare Battisti, terroriste et assassin d’extrême gauche… qui a choisi la cavale en accusant les Identitaires de tous les maux ; contre DJ Boudj, un ancien de Sniper qui a cru – une erreur – pouvoir venir vomir sa haine à Nice ; et contre quelques autres « malfaisants ».
M&Vie : Les Identitaires ont remporté plusieurs succès réels en perçant le mur médiatique, la méfiance des élus et
l’inertie des administrations. Faites-nous un rappel de vos meilleures actions, en commençant par le commencement : Sniper. Votre première action a concerné le groupe Sniper. Que s’est-il
passé ?
Fabrice Bianco :
M&Vie : N’y-avait-il pas d’autres
priorités que de faire annuler des concerts de rap?
F.B. : L’opération Sniper a montré à la mouvance nationale que des victoires simples mais réelles étaient possibles. Elle a par ailleurs mis la notion de racisme anti-Blancs, une
réalité jusqu’alors niée, au cœur des débats politiques. Ces actions ont un sens. A un moment, dans un endroit et sur un sujet donnés, nous obligeons les décideurs économiques et politiques
à se positionner par rapport à nos propres thèmes, et à assumer les conséquences financières et électorales de leurs décisions. Autrement dit, à ce moment, dans cet endroit et sur ce sujet
donné, les Identitaires, d’une certaine façon, prennent le pouvoir.
M&Vie : Deuxième action phare : la, ou plutôt les soupes identitaires au
cochon.
F.B. : L’aventure des soupes, c’est d’abord une action de solidarité concrète menée durant trois ans par les bénévoles de l’association Solidarité des Français et sa présidente
Odile Bonnivard. C’est un exemple qui fait tâche d’huile malgré les premières interdictions : Strasbourg, Belfort, Nice, Anvers, Charleroi, Marseille… Le correspondant de Reuters fait, sur
la soupe de Soulidarietà, à Nice, un « papier » repris par les journaux du monde entier. Là encore, ce sont les Identitaires qui ont imposé le thème du débat : a-t-on encore le droit
d’aider qui on veut, d’aimer qui on veut, ou bien, demain, la religion totalitaire de l’antiracisme va-t-elle dicter nos choix les plus intimes ? Ce débat a pris une dimension planétaire,
puisque nous avons dénombré plus de 1000 articles sur le sujet, dans des journaux ou sur des blogs des cinq continents. Et l’aventure continue…Nous avons, depuis lors, organisé de
nombreuses autres actions : une intervention inattendue des JI de Grenoble lors d’une conférence d’Eric de Montgolfier, le très « anti-Identitaires » procureur de Nice
; des happenings hilarants à Nice contre les collabos de l’invasion ; ou encore la récente manifestation sous les fenêtres du Medef. Le secret ? Etre là où l’on ne nous attend pas…
M&Vie : Comment agissez-vous ? Quelle est la recette ?
F.B. : Nous ne croyons plus aux grands discours, aux programmes magiques ni aux hommes providentiels. Chaque homme - ou femme - est un chef de réseau,
un grain de sable dans les rouages adverses. A une organisation centralisée, nous privilégions des équipes légères, « furtives » et soudées autour d’un projet précis. Au mythe du « sauveur
» nous opposons le mot d’ordre : « prends-toi en main et fais-le toi-même ! ». A l’attentisme (« quand donc les Français se réveilleront t-ils ? »), nous répondons : « Ici et maintenant ! »
Au défaitisme nous opposons l’esprit de (re)conquête. A la chaleur rassurante du ghetto, l’air vivifiant de l’arène et la confrontation avec l’Autre ; aux grandes abstractions, aux
objectifs irréalistes (« désintégrer le Système »), les cibles à portée de tir. Nous osons affronter le réel. Comme l’écrivait Marcel Pagnol : « tout le monde savait que c’était impossible.
Il est venu un imbécile qui ne le savait pas. Et il l’a fait ! » Eh bien, les Identitaires sont des « imbéciles » à la Pagnol qui ne savent pas que les choses sont impossibles à faire.
C’est pour cela qu’ils les font… et que ça marche !
Propos recueillis par Thierry Bouzard
* www.bloc-identitaire.com. Des vidéos sont également disponibles sur Dailymotion.
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