
| Mars 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | ||||
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | ||||
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | ||||
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | ||||
| 29 | 30 | 31 | ||||||||
|
||||||||||
Ils se souviendront longtemps du samedi 9 mai. Louisa et Jean-Michel Chapuis unissaient leurs
destinées.
Mais agressés par quatre individus, le marié et ses deux fils finissaient aux urgences.
Depuis, elle vit "la peur au ventre".
Tandis qu'il cherche à comprendre.
Ici comme ailleurs, les mariages deviennent un temps pour exprimer une identité, une appartenance.
Aussi n'est-il pas rare de voir des drapeaux de pays Maghrébins flotter au vent et aux sons des klaxons.
Jean-Michel Chapuis, pilote d'hélicoptère, fils d'une famille de militaires, "fidèles à des valeurs" et "fier de notre pays" avait décidé pour ses noces, de brandir deux fanions tricolores. « Oui, c'était mon idée. Mais sans volonté de provoquer. »Il raconte.
La fête s'annonçait belle. Les époux amoureux comme au premier jour, il y a 30 ans, lorsqu'à peine sortis de l'adolescence, ils s'étaient déjà aimés.
Avant de tracer chacun leur chemin. « Après la cérémonie à l'hôtel de ville, on s'est attendu à
l'Arc de Triomphe. Mais le cortège s'est partagé en deux. On s'est retrouvé les quatre premières voitures
devant. Arrivés avenue Charles-de-Gaulle, on a croisé une Mercédes noire. Les passagers nous ont dit des mots doux car on tenait des drapeaux français », témoigne
Jean-Michel. Après les noms d'oiseaux, des gestes. « Quatre hommes d'origine maghrébine âgés d'une trentaine d'années sont sortis de la berline ».
Le marié et ses fils en feront de même. « On ne voulait pas rester prisonniers dans notre voiture. L'un a attrapé le képi de mon fils militaire et là c'est parti. »
Après les mots, les coups comme s'il en pleuvait. Il était 16h30 et durant 10 minutes, les mains et les pieds ont parlé. « Mes fils, mon neveu, et moi, on s'est retrouvés seuls contre une trentaine de personnes » jusqu'à ce que la police municipale et nationale interviennent.
Le marié et ses deux fils finiront aux urgences. « À la suite du choc, j'ai fait un ictus amnésique sur la mémoire à court terme. Je ne savais plus que j'étais marié. »
Aujourd'hui, le souvenir de cette journée laisse un goût amer. « Du coup, on n'a pas pu faire les photos. Entre les urgences et le commissariat où l'on a déposé plainte, on a rejoint les invités à 22h30. »
Alors bien sûr, à écouter son témoignage, il serait aisé de lui coller une étiquette de raciste.
Tout au long de la rencontre, il s'en est défendu. « Je suis raciste contre les cons. C'est tout. Je demande juste du respect.
Mon meilleur ami est arabe, ma femme est métisse et je ne vote pas Le Pen. »
Sa femme et lui sont persuadés d'être tombés dans une « embuscade. Le cortège et les deux
drapeaux ont été repérés. Car lorsque la Mercédes s'est arrêtée, très vite, on s'est retrouvés devant un très grand nombre de personnes. » De son côté la police, chargée de l'enquête, poursuit
ses investigations.
http://www.ledauphine.com/faits-divers-pris-a-partie-pour-deux-drapeaux-tricolores-le-marie-finit-aux-urgences-@/index.jspz?article=138522
Commentaires